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 ON PARLE DEJA DE MYLENE A NANTE

23/5/2009



Article Dans La Presse
 OUEST-FRANCE .FR
(Publié le 21 Mai 2009)

Mylène Farmer
fait toujours appel à l'imaginaire

C’est une femme de records.
 Il n’a fallu que quelques heures pour que s’arrachent
les 160 000 billets de deux Stades de France,
où elle chantera en septembre, alors que sa tournée,
qui vient de débuter, affiche complet presque partout.
 Mylène Farmer, 47 ans, est une star qui, depuis 1986 et Libertine,
 déclenche l’engouement de ses fans.
 Son univers, parfois lugubre, intrigue, voire déroute.
 Nous l’avons rencontrée. En exclusivité.
Elle reçoit dans l’accueillante Colombe d’or,
fameux petit hôtel où se marièrent Montand et Signoret,
 au pied du splendide village de Saint-Paul de Vence.
 A l’entrée, s’affiche un manuscrit original de Jacques Prévert.
 C’est à une dizaine de kilomètres de là, à Nice,
 qu’elle a donné ses deux premiers concerts,
la veille et l’avant-veille. Elle apparaît souriante,
toute mince et très jolie dans un confortable ensemble blanc.
 Détendue mais fatiguée.
 Elle s’en excuse, d’une voix douce.
Et invite à s’asseoir près d’elle,
sur le canapé du petit salon qui jouxte sa chambre.
*MYSTÉRIEUSE*
Cela fait bien dix ans qu’elle n’a pas donné d’entretien
 à la presse quotidienne, se contentant, ces dernières années,
 d’une interview à Têtu, à Paris-Match,
plus quelques apparitions dans des journaux télé,
comme celui de France 2, dimanche prochain.

Mylène Farmer n’aime guère se dévoiler,
se retranchant derrière ses chansons.
« L’idée de m’expliquer m’est difficile », assure-t-elle.
 Dans la discussion, elle hésite parfois,
recherche le mot juste, garde une certaine réserve.
 Sa rareté alimente son mystère.
 D’autant que ses disques présentent un univers
parfois lugubre où se côtoient amour,
 sexe, mélancolie, disparition.
*SEXY*
Ce n’est pas son nouveau concert
qui va y changer quelque chose.
 Deux grands squelettes, « deux écorchés », précise-t-elle,
 dominent le décor d’un spectacle où la représentation
 des corps revient comme un leitmotiv.

« L’écorché, c’est le passage entre l’homme et le squelette,
 c’est la mort dans une certaine légèreté »,
 commente-t-elle. Brrrrrr… « Pour moi, ce n’est pas morbide.
 Je veux simplement faire appel à l’imaginaire, à l’inconscient.
 Bien sûr, cela draine des symboles.
 A chacun de se les approprier.
L’envie de choquer ne fait pas partie de moi.
L’envie de réagir, si ! C’est une manière de se sentir vivant. »

Sur scène, sa combinaison d’écorché, siglée Jean-Paul Gaultier,
 est effectivement bien plus sexy que morbide.
« Autant qu’à être terrifiée par la mort,
 parce qu’elle est inéluctable, autant le prendre avec légèreté.
 Même si ce n’est pas tous les jours facile. »
*LE TRAVAIL POUR DURER*
Exorciser la peur par la légèreté.
Y échapper par le romanesque.
« J’adore le fantastique, dans le sens magique du terme,
 c’est à dire quand il nous transporte hors de la réalité.
 J’ai été bercée par Edgar Poe, que je lis et relis.
 Comme Stefan Zweig et Kafka. »
Elle assure ne pas chercher la surenchère. Quand elle chante :
 « C’est une belle journée/Je vais me coucher »,
elle souligne avoir d’abord écrit
« C’est une belle journée/Je vais me tuer ».
« Avec cynisme et dérision.
Mais je me suis dit que cela allait peut-être trop loin,
qu’il y avait des vies fragiles, que cela
pouvait avoir des incidences. »
Attentive à ce public qui l’a rendu star, dont l’engouement
 ne faiblit pas : « Cela m’émeut.
 En toute humilité, je me dis pourquoi moi ?
Je n’ai jamais pensé que c’était acquis.
On peut engendrer. On peut décourager.
Pourtant, on est pas maître de sa vie.
Par contre, pour durer, la chose fondamentale,
c’est le travail. Cela se passe parfois dans la souffrance.
 Mais ça vaut le coup. »
Vit-elle bien pour autant cette fantasmatique solitude de la star ?
 « Je pense avoir toujours été un être solitaire avec,
en même temps, une grande envie et un grand besoin de l’autre.
 Il faut juste bien choisir. Quoiqu’il en soit,
 je crois que les êtres humains ont un peu tous
les mêmes appréhensions, les mêmes démons. »
*RACINES BRETONNES*
Elle le répète. Elle prétend juste « titiller l’imaginaire ».
 Ses disques, ses concerts, c’est ça.
 Dans son nouveau show, elle s’est entourée des meilleurs,
du pianiste Yvan Cassar au couturier Jean-Paul Gautier,
 pour un résultat assez sidérant,
d’énergie et d’effets visuels.
D’ici septembre, un demi-million de spectateurs
vont en prendre plein les yeux.

« Nous sommes réceptifs à ce qui nous marque profondément,
 reprend-elle. Dans la littérature, le cinéma, l’art.
 Outre des désirs picturaux, je voulais arriver à quelque chose
 de contemporain, avec des symboles forts. »
Et à propos de symboles, qu’est ce que la Bretonne par sa mère
 (qui vit du côté de Pleyben) a de breton…
Elle sourit : « La ténacité, le sens des valeurs profondes
 de la terre.
Et… j’adore les crêpes.
 Ah oui, j’aime aussi les paysages tourmentés de la Bretagne.
 » On ne se refait pas…

(Michel TROADEC.
)


Article Dans La Presse
 OUEST-FRANCE .FR
(Publié le 8 Mai 2009)

Mylène Farmer: "la scène c'est la création ultime"

 Cette interview exclusive de Mylène Farmer
a été réalisée lundi 4 mai,
 au lendemain de son deuxième concert niçois,
 dans l’hôtel où elle séjournait,
 à Saint-Paul-de-Vence, près de Nice.


Comment vous sentez-vous
après ces deux premiers concerts niçois ?
Fatiguée et soulagée. Le plus dur, c’est le premier spectacle.
 Avant, la peur m’ habite.
C’est une grosse machinerie qui impose que les choses soient,
 au départ, bridées.
Il faut ensuite passer de la répétition à la légèreté,
dépasser le côté robotisé.
 Il y a un gros travail sur l’image, sur chaque tableau,
avec toujours l’objectif d’offrir du rêve.
C’est un défi physique important ?
Six mois d’entraînement, avec un coach, mon coach.
 Essentiellement de l’endurance.
C’est fondamental avec une telle énergie.
 Chanter et danser à la fois n’est pas simple.

A la moitié du spectacle,
 on entre dans une phase intimiste, avec des ballades.
 Un moment qui semble vous procurer de l’émotion,
 vous embrumer les yeux…
Ceux qui ne m’aiment pas vont forcément trouver ça forcé.
Mais même en répétition, ça me prend.
Car nous sommes dans un moment de dépouillement,
 dans la fragilité de l’âme.
 Un moment de partage avec le public
(qui chante beaucoup à ce moment là, N.D.L.R.).
 Je crois que l’émotion passe à travers le piano
d’Yvan Cassar, qui est un grand pianiste,
 et dans les mots.
 On raconte sa propre histoire et chacun
peut inventer la sienne à travers les mots.

Le public est, en quelque sorte,
 plongé dans un tourbillon sonore et visuel
quasi hypnotique.
Vous l’avez voulu ainsi ?
J’espère ne pas en avoir trop fait.
L’idée, sans vouloir être prétentieuse,
est de titiller l’imaginaire, l’inconscient.
Quelle est la base de départ de ce spectacle ?
Vous savez, nous sommes réceptifs
à ce qui nous marque profondément,
 dans la littérature, le cinéma, l’art.
Outre des désirs picturaux,
 je voulais arriver à quelque chose de contemporain,
avec des symboles forts.
 Après, ça se construit comme un collier de perles.
Ce qui domine, dans le décor,
ce sont deux grands squelettes…
Les squelettes, ce sont mes écorchés,
 inspirés par une sculpture du XVe siècle,
qui existe dans une église en France.
Après nous avoir écouté, Laurent (Boutonnat) et moi,
 Mark Fisher (concepteur du décor) nous a présenté cette œuvre,
 appelée « Le transit ».
On lui a dit, il nous la faut, en immense…
L’écorché, c’est le passage entre l’homme et le squelette,
 c’est la mort dans une certaine légèreté.
Il y a aussi un tableau animé,
qui apparaît à la fin de « Ainsi sois-je »,

 impressionnant et lugubre…
Il nous a été proposé par Alain Escalle (concepteur des décors).
 Une errance de personnages sur une plage.
Une image très retravaillée par Alain de manière à le rendre,
 comment dire, fantomatique.

On va encore vous reprocher
de tirer vers le lugubre, voire le morbide…
L’idée d’expliquer cela m’est difficile. Comment dire ?
 Pour moi, ce n’est pas morbide.
Je veux simplement faire appel, encore une fois,
à l’imaginaire, à l’inconscient. Bien sûr,
cela draine des symboles.
Mais, à chacun de se les approprier comme il l’entend.
 Ce n’est pas un passage en force.
 L’envie de choquer ne fait pas partie de moi.
 Mais l’envie de faire réagir, si !
C’est une manière de se sentir vivant.
Dans mon dernier clip, la danse des squelettes
 est ludique.
Et c’est vrai, qu’en tenue d’écorché,
vous êtes plutôt sexy…
(Elle sourit).
Autant qu’à être terrifié par la mort,
 parce qu’elle est inéluctable, autant le prendre avec légèreté,
autant en rire.
Même si ce n’est pas tous les jours facile…

Est-ce que vous vous censurez parfois ?
Je crois qu’il y a toujours un peu d’auto-censure.
 Mais chez moi, cela arrive plutôt dans mes mots.
 Je vous donne un exemple.
Dans « C’est une belle journée », je chante
« C’est une belle journée/Je vais me coucher. »
 J’avais d’abord écrit, avec cynisme et dérision :
 « C’est une belle journée/Je vais me tuer. »
 Je me suis dit que cela allait peut-être trop loin,
qu’il y avait des vies fragiles,
 que cela pouvait avoir des incidences.
Donc, j’ai changé mon texte.
Par contre, un sexe peut apparaître sur un écran,
 s’il n’est pas obscène, il n’y a aucun problème,
 cela fait partie de la vie.
Il y a beaucoup de représentations du corps
 dans votre spectacle.
Par exemple, les images d’un couple qui s’attire et se repousse.
 Et surtout la trentaine de poupées nues,
grandeur humaine, qui vous ressemblent,
 exposées dans une immense bibliothèque en fond de décor…

Le corps dans sa plénitude, puis dans sa
 décomposition avec l’écorché.
Le vie faite de contorsions…
Le couple en images que vous évoquez,
ce sont deux danseurs.
Ils expriment des sentiments d’amour
et des expressions de douleur.
Parce que l’amour intègre aussi le sentiment de douleur.

Pour résumer, votre univers est beaucoup
un univers d’amour et de fantastique, non ?
J’adore le fantastique, dans le sens magique du terme,
 c’est-à-dire qui nous transporte hors de la réalité.
J’ai été bercée par Edgar Poe et
je continue à le lire et à le relire.
 Comme Stefan Zweig, comme Kafka.
J’ai aussi adoré une série que j’ai découverte
il y a peu, qui s’appelle, en français, La caravane de l’étrange.
 Sur un cirque itinérant, bizarroïde.
 Cela pullule de symboles, avec ce qui fait un cirque,
un côté hyper-sensible et effrayant.
 C’est très bien réalisé.
Un vrai voyage, métaphysique à souhait.
 J’aime ces univers.

Pour revenir concrètement au concert,
 aujourd’hui n’avez pas l’impression de plus créer l’événement
 avec vos spectacles qu’avec vos disques ?

D’abord, la scène est la création ultime.
Personne n’entrave quoique ce soit.
Quant à l’émotion, elle est d’abord générée par le concert,
 par ce qui se passe avec le public.
Ensuite, il ne faut pas être dupe.
C’est une évidence que l’économie du disque s’écroule.
 C’est une réalité avec laquelle il faut composer.

A ce propos, vous remplissez deux Stade de France
 en quelques heures et abordez une tournée
de 32 concerts tous complets ou presque.
 L’engouement ne faiblit pas.
Impressionnant, non ?

Cela m’émeut. En toute humilité, je me dis pourquoi moi ?
 Mais je n’ai jamais pensé que le public était acquis.
 Ce serait une erreur totale.
Il peut être déçu. Il peut y avoir des hauts et des bas.
 Bien sûr, on a envie de durer, c’est humain,
 mais ça ne me hante pas.
 On ne peut pas forcer les choses.
 On peut engendrer.
 On peut décourager.
Mais on est pas maître de sa vie.
 Par contre, pour durer, la chose fondamentale,
c’est le travail.
C’est une certitude.
 Cela se passe parfois dans la souffrance.
 Mais ça vaut le coup.
Même si cela peut vous valoir de vivre dans un
 « Paradis inanimé »,
 comme vous le chantez dans votre dernier album.
 En quelques mots, être une star, c’est être seul ?

J’aurais pu choisir, un moment, une autre carrière,
 à l’international.
J’ai souhaité rester sur la France,
même si la Russie s’est offerte à moi un peu plus tard.
Donc, j’aurais pu encore aller plus loin.
Cela dit, je crois avoir toujours
été un être solitaire avec, en même temps,
 une grande envie et un grand besoin de l’autre.
 Il faut juste bien choisir.
 Quoiqu’il en soit, je crois que les êtres humains
ont un peu tous les mêmes appréhensions,
 les mêmes démons.
L’une des principales surprises de votre dernier album,
 c’est le côté révolutionnaire dans deux-trois titres comme
 « Réveiller le monde » où vous chantez :
 « Réveiller le monde/Rêver d’un autre été (…)
/Révolus les mondes/Sans une révolution.
» Surprenant ?

Je ne suis pas sûre de vouloir porter ce chapeau…
 Mais j’aime l’idée de la révolution,
 d’un peuple qui se soulève.
J’aime le mouvement de masse.
 C’est une envie.
Une espèce de cri de bête.
Pas un message politique.
 Un regroupement est une force incroyable
alors que parfois l’homme
dans son individualité me terrifie.

On ne peut finir cette interview
sans se rappeler que vous avez du sang breton,
par votre mère, qui vit en Bretagne.
Que pensez-vous avoir de breton en vous ?

(Elle sourit)
La ténacité, le sens des valeurs profondes de la terre.
 Et puis… j’adore les crêpes !
 Ma mère vit du côté de Pleyben.
 Enfant, j’ai passé mes vacances en Bretagne, à la ferme.
J’adore les paysages tourmentés de la Bretagne.

(Propos recueillis par Michel TROADEC)


Article Dans La Presse
 OUEST-FRANCE
(Publié le 23 Mai 2009)

Mylène Farmer est Nantaise
pour quatre soirées

C'est un show spectaculaire que va présenter la chanteuse,
à partir de ce soir au Zénith,
 lors de l'étape nantaise d'une tournée
 qui affiche complet un peu partout.

Sans trop dévoiler
ce que présente Mylène Farmer sur scène,
on peut évoquer les deux grands « écorchés »
qui entourent l'escalier par lequel la belle va descendre,
 elle aussi en tenue d'écorchée.
 Pour cette scène d'entrée, l'escalier sera en feu.
 Cet escalier, c'est l'un des quatre écrans
qui permettent de multiplier les effets visuels,
 l'un des atouts majeurs de ce show,
qui donnent un côté 3D assez novateur au spectacle.

Les deux écrans en devant de scène
 sont amovibles comme des rideaux.
 Les musiciens sont plutôt en retrait.
 Au fond, sur une immense bibliothèque sont posées
 une trentaine de poupées nues grandeur nature
 et dans diverses poses, qui ressemblent bien
 à Mylène Farmer.

Des danseurs et choristes viennent régulièrement
 rejoindre la chanteuse,
multipliant les changements de costumes.
Comme Mylène Farmer, qui passera
de sa combinaison d'écorchée
à une robe rouge très courte, avec la cape assortie,
 puis à une robe longue bleue et noire...
 Six tenues différentes en tout.

Si elle chante évidemment
 des titres de son dernier album,
 elle reprend pas mal de ses anciens tubes.
 Et surtout sait couper, au bon moment,
 le rythme soutenu de son concert
par une série de ballades,
dans une séquence « émotion ».

Plus qu'un concert,
Mylène Farmer joue sur l'effet hypnotique
d'un show qui mélange habilement chansons habillées
 d'électro-pop, chorégraphies, costumes, images...


Cliché Amateur
d un concert passé

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Comments

 artblog, le 03-06-2009 à 05:29:18 :

bonjour

Merveilleuse soit elle notre Mylène, elle passe au galaxie a amneville, et je ne peux pas aller la voir, dommage! beau blog, c' est rien de le dire, a plus!

 alecoute13, le 24-05-2009 à 02:53:05 :

xxx

Hello Fafa!!

 

Une visite chez toi pour te souhaiter une merveilleuse journée ensoleillée!!

Ainsi qu'un trés

 

 

 

Mon vote pour ce super reportage et toutes ces précieuses indications de concerts!!

Merci pour Mylène!!

La bise mon pote!!

A trés bientôt!!

 

alain