Moi, quand j ai pensé a cette chanson, c était dans un contexte particulier, l évocation d une personne en particulier. Maintenant, on sait que ça peut s attacher à une multitude d autres personnes. effectivement c est toujours le coté récurrent, si je puis dire, qui est la peur, là encore de l abandon, de l être qui n est plus et qu on voudrait à coté de soi... Et la peur de ce déséquilibre, de ne pas survivre à ce déséquilibre.
J avais envie de fantômes, j avais envie de surnaturel, j avais envie d une sœur jumelle, et ma foi je me suis penché sur le problème et j ai écrit le scénario.
Là, en l occurrence, j ai fait abstraction de moi si je puis dire. En tout cas quant à ce "Méfie-toi", je ne m adressais pas à moi même, ni à mon double ou à mon deuxième moi (petit rire). Là, je faisais plus référence à l esprit fort, à l esprit non réfléchi, mais l idée que mon âme et les mots sont des choses très importantes, que les actes, et les actes méchants, sont des choses qui ne sont pas... Sont des choses qui sont vaines, donc quand j évoquais la force, c était plus la force de l esprit qui a le dessus...
A chaque fois que je m envisage, ou dans mes pires moments quand je... Quand je me vois, je me vois comme un nu d Egon Schiele. J aime ce peintre profondément, j aime sa peinture, j aime sa...Sa torture... Je ne me fais pas un compliment quand j envisage d être un nu, même d un maitre, parce que ce sont des femmes qui sont... Qui sont acérées, qui sont maigres, qui sont, euh... Voila, oui, voila comment je peux me voir parfois (rires) !
J ai tenté d évoquer la... l idée de la confidence, du secret, de la confession. L idée de l autre tout simplement, son double peut être. Rencontrer une oreille amie.